THÉÂTRE DU CHÊNE NOIR


8 BIS, RUE SAINTE CATHERINE

84000 AVIGNON


RÉSERVATION : 04 90 86 74 87

ADMINISTRATION: 04 90 86 58 11


09 Oct 2020  20h00


Ecrit et interprété par

Stephan Caso


Mise en scène :

Christophe Barbier

Entretien avec Stephan Caso

L'Auteur

Le Spectacle

Point Presse

Visuel

Stephan Caso, parcours scénique et théâtral


Concerts 1985-2019 : Récitals de piano Compositions pour instruments solistes, quatuor et orchestre. Membre de la SACEM & de la SACD Théâtre professionnel et amateur, musiques de films et de scène*

1993 : Monsieur Chasse, de Georges Feydeau - Musique

1994 : Volpone, de Jules Romains - Musique / Régie

1995 : Don Juan de Marana, d’Alexandre Dumas - Musique

1996 : Le Misanthrope, de Molière - (Théâtre du Lucernaire, Paris) - Musique

1996 : Dialogue sur le Commerce des Blés, l’Abbé Galiani - Musique

1996 : Buried Child, de Sam Sheppard - Musique 1996 Phèdre, de Racine - Musique

1996 : Amphitryon 38, de Giraudoux - Comédien & Musique

1997 : Branquignols, de Robert Dhéry, (Théâtre de la Michodière, Paris) - Comédien et Piano

1998 : Branquignols, de Robert Dhéry, (Tournée en France) - Comédien et Piano

1998 : Le Dindon, de Georges Feydeau - Comédien + Musique

1999 : J’avais un Ami, de Paul-Édouard Laurens - Musique de film

1999 : Le Barbier de Séville, de Beaumarchais - Musique .

2000 : Doit-on le Dire ? d'Eugène Labiche- Comédien + Musique

2000 : Les Pavés de L’ours, de Feydeau - Comédien + Musique

2001 : Ce Cher Sasha, 5 Pièces, de Sacha Guitry - Comédien & Musique)

2002 : La Veuve, de Pierre Corneille - Comédien + Musique

2004 : Le Bourgeon, de Georges Feydeau - Comédien 3 rôles + Musique

2004 : Faisons un Rêve, de Sacha Guitry - Musique

2005 : Peines d'amour perdues, de William Shakespeare - Comédien + Musique

2006 : Georges Dandin, de Molière - Comédien + Musique

2007 : Le Souper, de Brisville - Comédien + Musique et arrangements

 2008 : Un Chapeau de Paille d'Italie, d’Eugène Labiche - Comédien + Musique (11 chansons)

2009 : L’Avare, de Molière - Musique (mixages et enregistrement)

2010 : Art, de Yasmina Reza - Piano & improvisations

2011 : Macbeth, de William Shakespeare - Voix + Musique

 2012 : Ce soir on improvise, de Luigi Pirandello rôles + Musique (chansons)

2012 : L’Or du poète, Baudelaire (Cannes) - Piano, lectures, compositions & improvisations

2013 : L’Or du poète, Baudelaire (Paris) - Piano, lectures, compositions & improvisations

2014 : Monsieur Chasse, de Georges Feydeau - Musique 2015 : Triple Anouilh (trois pièces), de Jean Anouilh - Comédien + Musique

2016 : Les Rustres, de Goldoni - Comédien + Musique 2017 : Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais - Comédien + Musique

2019 : Le Souper, de Brisville - Musique et arrangements

2020 : To be or not to be Avignon, de Stephan Caso - Auteur, Comédien, Scénographe *Musique : composition de musiques originales, interprétées sur scène au piano, ou enregistrées en studio : ..........musiques de chambre, d’orchestre, pour piano solo, chansons accompagnées de piano et bandes enregistrées.


Synopsis et argument


Pour retrouver la mémoire, Avignon, narrateur, fait jouer sur scène quelques scènes de son passé… Avignon convie ses fantômes pour nous raconter : un César débonnaire, un maudit pont de bois, des barbares ignorants, du sang, des croisades inutiles, des papes avides, du vin, des femmes de petite vertu, Molière et Sade, une montgolfière fière, beaucoup de vin, une glacière, encore du sang ; Hugo, Daudet, Pagnol ; des collabos et des allemands amers, des bombes... des bombes pas drôles… et un Festival de théâtre pour couronner le tout.

Mais qui sont ces personnages qui défilent? Sont-ils de bonne foi? Ce qu’ils racontent est-il vrai? Est-ce d’une ville qu’ils nous parlent, ou bien d’eux-même?


Nous traversons les lumières et les ombres de l’histoire pour découvrir qu’Avignon est avant tout un théâtre, un décor, la scène où se déroulent les drames terriblement familiers des hommes.


Une histoire trouble, chaotique et complexe, cruelle, drôle, tragique, avec de grandes faiblesses, des trous de mémoire, de grands éclats de rire et des coeurs brisés…comme nous. Le spectacle rend hommage au théâtre, à la théâtralité. Un théâtre qui raconte l’histoire des hommes, se rit de ses rêves et ambitions, de ses mégalomanies, de ses petits arrangements avec la vérité, de son incommensurable orgueil…

"To be or not to be Avignon", c’est un petit voyage au coeur de la comédie humaine.



Stephan Caso


Le théâtre est la forme la plus vivante de la littérature. Les personnages et intrigues prennent vie ; les comédiens sont dans l’immédiateté, en apesanteur, entre urgence et suspension. On peut tout dire au cinéma, avec bonheur, mais c’est contrôlé, mesuré, retouché.


Au théâtre, sur scène, c’est là, ici, maintenant, sans filet, sans raccord ni montage, pour les comédiens et surtout pour le public. Ce frisson, il est le même, que l’on joue dans la Cour d’Honneur, ou juché sur une caisse en bois, au fond d’un garage.

Tonitruant, Rabelaisien, corrosif ! Du grand et beau théâtre, du grand Caso, comme je les aime ! De quoi réconcilier Avignon avec l'ensemble de ses scènes.


Rendez-vous pris, je déboule Place de la Bulle, rien de Pontifical, une formalité. Et pourtant, pourtant...

Stephan Caso me prend en charge, décide d'un mini filage en costumes, sans lumières dédiées, sans effets spéciaux, sans musique, sans l'entretien prévu mais déjà décalé dans tous les sens du terme.


Bon !

... à suivre, chaque jour


Le lendemain


Aujourd'hui, filage lumière. Que dire, délires ? Explosion de couleurs dans une cathédrale de lumières ? C'est fou ! Une vingtaine de tableaux, autant de personnages qui traversent l'histoire, qui racontent Avignon. Et puis Faustin, Faustine fascinants ... le fil rouge.


Je n'en dis pas plus , c'est ce soir.

A demain.


PierPatrick


à suivre côté témoignages




  

  

To be or not to be

au théâtre du Chêne Noir

8bis rue Ste Catherine

84000 Avignon

le 9 octobre à 20h

To be or not to be


un exploit de Stéphane Caso

Avec un titre pareil il est clair qu'on se place en référence au théâtre, que celui ci va avoir une large place, mais l'homme en aura tout autant. Stéphane Caso choisit d'entrée de jeu une approche théâtralisée de la ville d'Avignon, une approche où l'homme est au centre de cette cité, où l'on en perçoit tout son être, mais ses fêlures aussi. C'est l'homme au cours de l'histoire, le grand ou le petit, l’illustre ou le méconnu, l'homme avec un grand H.


On démarre dans le passé lointain de la Gaule Romaine avec Jules César, ce n'est pas le moindre pour arriver jusqu'à nous après avoir côtoyé entre autres Pétrarque, les Papes, Molière, les frères Montgolfier, Napoléon, Sade et la guerre de 40. Faut reconnaître que ce large panel est d'une richesse inouïe et l'auteur ne s'en prive pas.


Il était une ville, au départ petit bourg, desservi par un pont de bois qui a grossi avec les ans s'est fortifié sous les Papes exilés en France, pour devenir un temps terre pontificale. Les pontifes partis, le palais a subi toutes les agressions possibles. Le reste de la ville marqué par cette présence s'est rempli d'hôtels particuliers, de monastères et d'églises.


Grande fresque où se côtoie le meilleur et le pire, grande peinture en clair obscur qui se déploie dans un théâtre à ciel ouvert. Au cours de son histoire Avignon n'aura été qu'un théâtre permanent, un lieu d'échange et de confrontations, un lieu d'exposition. Vingt tableaux pour résumer l'histoire de la ville , mais quelle histoire !!!!

Stéphane Caso a fort bien écrit cette pièce qu'il porte seul au bout des lèvres au milieu des chaos du récit. Dans le décor naturel de la chapelle qui héberge le Chêne Noir et qui devient le temps du spectacle un magnifique lieu offrant mille possibilités. La mise en scène épurée de Christophe Barbier, l'homme à l'écharpe rouge lui laisse le champ libre pour développer son récit, construire ses personnages et dérouler le fil de l'histoire.

Un bémol : la moquerie du festival d'Avignon, mal venue. Car sans lui point de Off...et puis combien de belle pièces vues l'ont été dans le In et c'est normal, faut pas l'oublier... alors point n'est besoin de railler le In car il y a plus à jeter dans le Off c'est certain me semble t'il.

Un grand bravo à Stéphane Caso, le musicien, compositeur, auteur nous montre ses qualités de comédien, remarquable, inventif …..sa pièce est un bijou et lui un véritable orfèvre..


Jean Michel Gautier

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écrit, conçu et interprété par Stéphane Caso

mis en scène par Christophe Barbier

direction technique, lumières Florian Derval

To be or not to be

au théâtre du Chêne Noir

8bis rue Ste Catherine

84000 Avignon

le 9 octobre à 20h

To be or not to be


On voulait y être, on y était! ... au Théâtre du Chêne Noir, vendredi 9 octobre 2020 à 20h, pour le lançement de la saison hivernale 2020/2021 avec "To be or not to be Avignon" écrit et interprété par Stéphan Caso, mise en scène de Christophe Barbier, régie et lumière de Florian Derval.


Un "one man show " pour une représentation unique.


Pendant plus d'une heure, par tableaux successifs, nous avons repris le cours du temps, de l'occupation de la Gaulle par les romains à nos jours, sur des musiques magnifiques qui rythmaient à merveille ces moments choisis de l'histoire d'Avignon. Des personnages truculents sont ainsi revenus jusqu'à nous dans des changements de costumes gérés avec maestria. César, Jean XXII, Pétrarque, Molière, le Marquis de Sade, Napoléon Ier, ... pour ne citer qu'eux, ... autant de célébrités qui ont plus ou moins laissé une empreinte de leur passage dans l'histoire et le patrimoine avignonnais et provençal ...


Il y a du sérieux, du drôle voire du burlesque, beaucoup d'humour en tout cas. La mise en scène est étudiée et l'interprétation de cette multitude de rôles par Stéphan Caso ressort de la performance, tant le registre d'émotions à faire passer est grand. Le cadre offert par la grande scène (Salle Léo Ferré) du Chêne Noir est partie prenante de cette réalisation.


Jusqu'à s'interroger : la scène, le décor '"naturel" du Chêne Noir ont-ils pu inspirer la pièce ou la pièce a t'elle pu être pensée à partir de cet élément ? Toujours est-il que les colonnes, les voutes, les arcades de la Chapelle Ste Catherine sont omniprésentes. La réalisation fait la part belle à des jeux de lumière techniquement et judicieusement pensés. L'acteur joue avec eux, les utilise : éclairs des bombes, la nuit étoilée, les flammes, l'éclat des vitraux ... sont parfaitement intégrés à la mise en scène.

 

Un lieu "sacré", historique, à l'acoustique remarquable. "To be or not to be Avignon" ne pouvait pas mieux trouver comme écrin ni mieux répondre à la philosophie que Gérard Gelas a voulu donner au Théâtre du Chêne Noir : "offrir  au public : « ce que les Hommes portent en eux : des histoires parlant de spiritualité, de rêves, de tragédie, de comédie… »". Tout y était!


Catherine Giraud